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Le Texas est un État du Sud des États-Unis, le plus vaste du pays après l'Alaska (696 241 km²) et le deuxième le plus peuplé derrière la Californie avec 23,9 millions d'habitants. Sa capitale est Austin alors que Houston est son agglomération la plus peuplée. Les Texans sont à près de 80 % des citadins et presque la moitié d'entre eux vit dans les agglomérations de Dallas-Fort Worth ou Houston. Le Texas est plus grand que la France métropolitaine et possède des paysages divers organisés selon un gradient est-ouest : ils évoluent des plaines du Sud profond aux déserts du Sud-Ouest américain. Les milieux naturels sont donc d'une grande variété : marécages littoraux, forêts subtropicales, prairies, zones semi-arides et arides, montagnes se succèdent sur plusieurs centaines de kilomètres d'est en ouest. Situé au nord du fleuve Rio Grande, le Texas a d'abord été une colonie espagnole avant de faire partie du Mexique. Après avoir connu une éphémère république indépendante, il fut rattaché aux États-Unis en 1845. État esclavagiste, le Texas participa aux côtés des Confédérés à la Guerre de Sécession. Aujourd'hui, il attire de nombreux immigrants latinos et fait partie des États conservateurs dominés par les Républicains. Son économie dynamique repose sur l'élevage, les hydrocarbures, les industries pétrochimiques et de haute technologie (aérospatiale, biotechnologies) soutenues par un réseau dense d'universités. La culture du Texas reflète des influences et des héritages multiples, amérindiens, afro-américains, anglo-saxons et hispaniques. L'identité de l'État repose sur un folklore vivant (rodéo, western, country), associé à l'image mythique du cow-boy.
GéographieGénéralitésLe Texas, qui s’étend entre 25°50’ et 36°30’ de latitude nord, et entre 93°31’ et 106°9’ de longitude ouest, offre des paysages variés. L’extrémité septentrionale du Texas se trouve à peu près à la même latitude que la ville de Tunis, alors que le sud est à la même latitude que Louxor en Égypte. La ville la plus à l'ouest est El Paso. Avec 696 241 km2, le Texas est le deuxième État le plus vaste des États-Unis derrière l'Alaska, ce qui explique la variété des paysages. Il est plus grand que la France métropolitaine. Il s’étend sur environ 1 300 km du nord au sud et sur 1 400 km d’est en ouest. La longueur totale de ses côtes atteint plus de 1 000 km[1]. La plus grande partie du Texas se trouve dans le fuseau horaire des États du centre (UTC-6) ; seule la région la plus occidentale (comtés d’El Paso et d’Hudspeth) appartient au fuseau horaire des montagnes (UTC-7). L'État possède une frontière commune avec le Mexique. Cette région est une zone d'échanges humains et économiques. Les États américains qui bordent le Texas sont la Louisiane et l'Arkansas à l'est, l'Oklahoma au nord, et le Nouveau Mexique à l'ouest. Les frontières du Texas ont longtemps été disputées entre les puissances coloniales européennes, le Mexique et les États-Unis. Aujourd’hui, plusieurs cours d’eau marquent les limites de l’État : le Rio Grande au sud, la Rivière rouge au nord et la Sabine à l’est[2]. Le Texas appartient à plusieurs ensembles régionaux : à la Sun Belt pour son climat et son dynamisme économique ; au Far West par ses paysages et son folklore ; mais aussi au Sud des États-Unis pour son histoire et sa culture. Il s'ouvre sur le golfe du Mexique et sur la Mexamerica à cause de son passé et de ses relations avec le pays voisin. ReliefLe Texas constitue une zone de transition entre les plaines de l'est des États-Unis et les montagnes de l'Ouest américain. Le relief s'organise en paliers d'orientation longitudinale, les plus hautes altitudes se trouvant à l'ouest : c’est là que se situe le point culminant du Texas, le Guadalupe Peak (2 667 m). Cependant, les plaines, les collines et les plateaux sont les reliefs dominants : l'altitude moyenne de l'État est de 520 m. Le Texas peut être divisé en trois grands ensembles naturels : les plaines littorales et orientales, les plateaux du centre, et les montagnes de l’ouest. Les côtes du golfe du Mexique sont basses et découpées par des baies et des estuaires. Elles sont bordées par plusieurs grandes îles, dont la plus étendue est Padre Island (542 km²[3]). Le sud du Texas est occupé par une partie de la plaine côtière qui se prolonge jusqu’en Floride. Avec une grande moitié est, il se caractérise par de faibles altitudes (moins de 300 mètres) et un relief relativement plat ou légèrement vallonné, favorable aux activités humaines. Le centre du Texas est constitué de plateaux et de hautes plaines, bordés par des escarpements (escarpement de Balcones, escarpement de Caprock) ; il représente une zone de transition entre les Grandes Plaines et les plaines côtières. Le Plateau d'Edwards offre un relief karstique et se rattache aux Grandes Plaines[4]. Plus au nord se succèdent la Llano Estacado, considérée comme l'une des plus grandes mesas d'Amérique du Nord[5] et le Panhandle, formé de hautes plaines et de plateaux disséqués par des gorges. Ici, le canyon de Palo Duro, le deuxième des États-Unis par ses dimensions, après celui du Colorado[6]. Enfin, le Trans-Pecos à l’extrémité ouest désigne un ensemble complexe de chaînes de montagne, de plateaux et de fossés d’effondrement arides ou semi-arides. Les Montagnes Guadalupe sont les plus hautes. HydrographieQuelque 3 700 cours d'eau et 15 systèmes fluviaux représentant une longueur cumulée de 307 385 km irriguent le Texas. La plupart des fleuves ont une orientation nord-ouest/sud-est. Le Rio Grande revêt une importance économique et démographique de premier ordre. Il prend naissance dans les Montagnes Rocheuses dans l’État du Colorado et coule sur 3 034 km dont 2 018 km correspondent à la frontière entre les États-Unis et le Mexique. Son débit moyen est de 160 m³/sec. Au Texas, son principal affluent est le Pecos (1 490 km au total depuis le Nouveau-Mexique). Avec 607 000 km², le bassin hydrographique du Rio Grande est l’un des plus vastes de l’ouest américain et déborde sur le nord du Mexique. Il forme un petit delta sablonneux à son embouchure dans le golfe du Mexique. Le Brazos est le plus grand fleuve du Texas : il mesure 2 060 km ce qui en fait le onzième des États-Unis[7]. Son bassin hydrographique couvre quelque 116 000 km²[8]. Le Colorado prend sa source près de Lamesa (Texas), traverse la ville d’Austin et parcourt quelque 1 380 km. D’autres fleuves arrosent le Texas : la Sabine (893 km), la Trinity (885 km), la Neches (669 km) et le Rio Nueces (507 km), qui se jettent tous dans le golfe du Mexique. L’État est également parcouru par plusieurs affluents du Mississippi : la Red River forme la frontière nord du Texas. Elle mesure 2 190 km de long dont 1 030 km forment la frontière du Texas[9]. La Canadian River se jette dans l’Arkansas River, un affluent du Mississippi, et coule dans le Texas Panhandle. Enfin, dans les régions arides du l’ouest, certains cours d’eau sont temporaires. Le lac Caddo est le plus grand du Texas : il se trouve à l'est et mesure 103 km2. Plusieurs lacs de barrage sont présents sur le Colorado comme le lac Buchanan (90,4 km2) ou le lac Travis (77 km2). Au total, on recense plus de 180 lacs artificiels et réservoirs[2], qui sont principalement situés à l’est. Le réservoir Sam Rayburn est l'un des plus importants : il mesure 5,9 km de long pour une superficie de 463 km²[10]. Les infiltrations d’eau dans les terrains calcaires du Texas ont engendré la formation de grottes et de cavernes dans plusieurs régions notamment dans le relief karstique du Plateau d'Edwards (Inner Space Cavern, Natural Bridge Cavern, Wonder Cave). L'aquifère d'Edwards s'étend sur environ 10 300 km² et fournit de l’eau à plus de deux millions de personnes[11]. L’eau réapparaît au pied du plateau sous forme de résurgences qui ont permis l’implantation de nombreuses villes. Il existe par ailleurs une nappe phréatique fossile sur le rebord de la Llano Estacado, exploitée par les agriculteurs. ClimatÀ cause de sa superficie, le Texas se caractérise par des climats variés dont les précipitations et les températures varient selon la latitude et l'altitude. Les précipitations annuelles sont comprises entre 1 538,5 mm dans le comté de Jasper (Texas) à l'est, et 239,5 mm à El Paso à l'ouest. La température la plus chaude est de 49°C relevés à Seymour le 12 août 1936 et à Monahans le 28 juin 1994. Le record de froid (-31°C) a été mesuré à Tulia le 12 février 1899 et à Seminole le 8 février 1933[12]. Le Sud-Est du Texas se trouve en climat subtropical humide (Cfa dans la classification de Köppen, station de Houston ci-dessous), et possède une végétation proche de celle de la Louisiane voisine. Les précipitations dépassent 1 000 mm par an et sont réparties de manière assez régulière sur l'année, avec un maximum en été sur la côte. La température moyenne annuelle est supérieure à 15°C. Les étés sont chauds et humides, les hivers frais. L'amplitude thermique annuelle est donc relativement importante surtout à l'intérieur des terres. Entre mai et septembre, ces régions sont touchées par des tempêtes et des ouragans qui provoquent d'importants dégâts. L'ouest est davantage aride (voir la station d'El Paso ci-dessous). La chaleur est modérée par l'altitude. L'irrigation est nécessaire à l'agriculture, la végétation est adaptée à la sécheresse. La plus grande partie de l'État appartient à l'ensemble naturel des Grandes Plaines. Le climat du nord (Texas Panhandle) est continental. La région connaît une forte amplitude thermique. La neige (environ 58 cm par an[2]) recouvre le sol tout l'hiver. Le blizzard peut paralyser les réseaux de transport en hiver[2]. En janvier et février, les vagues de froid (cold waves) peuvent faire chuter brutalement les températures. Les tornades sont des phénomènes violents et ponctuels qui concernent cette partie de la « Tornado Alley ». Elles naissent de la rencontre de l'air tropical avec l'air plus froid venant du nord. Les averses soudaines et brutales provoquent la crue des fleuves. En été, les vents brûlants provoquent des sécheresses et favorisent l'érosion des sols comme dans le Dust Bowl durant les années 1930. Les orages peuvent provoquer des incendies. Milieux naturels et environnement
Le tatou est l'un des animaux symboles du Texas
Les principaux milieux naturels du Texas sont les marécages et les lagunes sur le littoral, les forêts à l’est et au centre, la prairie au nord, les déserts et les montagnes à l’ouest. Certains secteurs sont préservés par des parcs naturels : le Parc national de Big Bend, le Parc national des Guadalupe Mountains, le Parc d'État de Palo Duro Canyon en sont quelques exemples. La faune et la flore du Texas sont très variées : une centaine d’espèces de mammifères sont originaires du Texas, de même qu’une centaine d’espèce de serpents, dont les plus dangereux sont le Crotale et le Mocassin d'eau[2]. Quelque 550 espèces d’oiseaux ont été repérées au Texas, soit près des 3/4 des espèces que l’on peut observer aux États-Unis[2]. Les symboles de l’État révèlent également la biodiversité du Texas : Moqueur polyglotte (passereau), Tatou (mammifère), Molosse du Brésil (chauve-souris), Monarque, Crapaud cornu (lézard), Buccinum (coquillage), Piment Jalapeño, Opuntia (cactus), Pacanier (arbre). Plusieurs espèces sont protégées par le gouvernement comme le Bison, le Puma, le Pronghorn et le Loup rouge. Cependant, l’environnement du Texas est fragilisé par le changement climatique et les activités humaines : la fréquence des tempêtes et des ouragans érodent le littoral, qui est par ailleurs soumis à la pression foncière. La pollution industrielle menace les cours d’eau, les baies et les nappes phréatiques. Houston est la ville la plus polluée du pays. L’irrigation intensive et le surpâturage menacent le nord et l’ouest de l’État. Villes, urbanisme et architectureLes villes du Texas se sont développées après la Seconde Guerre mondiale comme dans d'autres régions de la Sun Belt. Si le Texas a longtemps été un État rural, plus de 80 % des habitants résident aujourd'hui dans une ville, ce qui en fait l'un des taux d'urbanisation les plus élevés des États-Unis[13]. Les aires métropolitaines de la Sun Belt se caractérisent par une forte croissance démographique : entre juillet 2006 et juillet 2007, la population de Dallas-Fort Worth a augmenté de 162 000 habitants, ce qui représente le record du pays[14].Houston arrive à la quatrième place ce classement, Austin à la huitième place et San Antonio à la dixième[14]. Le réseau urbain du Texas est dominé par trois métropoles de plus d'un million d'habitants (Houston, Dallas et San Antonio qui forment un triangle urbain), une capitale d'État (Austin) et des centres secondaires comme Fort Worth et El Paso.
La dissociation entre lieu de travail et lieu de résidence, conséquence de l'exurbanisation et de l'étalement urbain, pousse les Texans à se déplacer en voiture, ce qui provoque des embouteillages aux heures de pointe. Houston est la ville la plus polluée du pays : une agence de contrôle de la pollution a été créée dès les années 1950. Le canal de Houston reste l'une des voies d'eau les plus polluées du monde, malgré l'installation d'usines de retraitement des eaux dans les années 1980[13]. La faune de la baie de Galveston est menacée par les rejets industriels. La gestion des ordures des grandes villes pose également des problèmes. Abandonnés par les classes moyennes après la Seconde Guerre mondiale, les centres des villes texanes connaissent depuis les années 1990 un certain renouveau. La ville d'Austin a densifié son centre-ville, créé des espaces piétonniers sur le modèle de Vancouver et aménagé des pistes cyclables, notamment autour du lac Lady Bird[15]. La création d'art districts, ces quartiers centraux revitalisés par une politique qui vise à attirer les artistes et les institutions culturelles, porte ses fruits à Houston (Houston Theater District) et à Fort Worth (autour du Bass Performance Hall)[16]. À Dallas, le Deep Ellum, un quartier qui subissait autrefois de graves problèmes sociaux et d’insécurité, est en cours de gentrification et de renouvellement urbain. À l'époque coloniale, les Espagnols ont construit un réseau de missions catholiques, dont l'architecture témoigne de leurs fonctions à la fois économiques et religieuses. Le bâtiment le plus célèbre de cette époque est la Mission Alamo, qui fut le théâtre du siège de Fort-Alamo. L'emprise coloniale se manifesta également par l'édification de forts destinés à défendre une région qui fut âprement convoitée. Les villes hispaniques suivaient un modèle importé de la métropole, selon lequel les principaux bâtiments publics s'organisaient autour d'une place, comme à San Antonio, fondée au début du XVIIIe siècle. L'architecture de plantation caractérise l'est du Texas, une région voisine de la Louisiane. Aujourd'hui, l'architecture civile du Texas est riche de ces différents apports qui s'illustrent dans les maisons d'un étage à la manière des ranchs, et de celles qui comportent deux étages, dans le style géorgien[13]. Avec le rattachement du Texas aux États-Unis en 1845, chaque chef-lieu de comté se dota d'une cour de justice qui fut le plus souvent surmontée d'un dôme. Plusieurs de ces cours ont été classées comme monuments historiques. Le capitole de l’État du Texas (1882-1888) à Austin comporte lui aussi une coupole, pour imiter celui de Washington DC[13]. Reconnu National Historic Landmark en 1986, il s'agit du plus grand capitole du pays, derrière celui de Washington DC[17]. La croissance économique du Texas dans la deuxième moitié du XXe siècle a permis le développement d'une architecture moderne variée et de qualité. Aussi, de nombreux architectes renommés ont travaillé pour le Texas : Frank Lloyd Wright[18], Tadao Ando, Louis Kahn, I.M. Pei, Philip Johnson, Renzo Piano, Steven Holl, Robert A. M. Stern, Richard Meier et César Pelli ont dessiné les plans de musées ou d'édifices publics. Les métropoles texanes possèdent de nombreux gratte-ciel qui forment les skylines caractérisant le centre des villes américaines. Houston possède 29 gratte-ciel de plus de 152 mètres et Dallas 19. La tour la plus haute est la JPMorgan Chase Tower (Houston) (305 m), construite en 1982 et qui est la 12e des États-Unis. Elle est suivie par la Wells Fargo Plaza (Houston, 302 m, 1983) et la Bank of America Plaza (Dallas, 281 m, 1985). Ces gratte-ciel témoignent de la puissance économique du Texas. GéologieLe plus ancien affleurement du Texas est le soulèvement de Llano (Llano Uplift) situé au centre du Texas Hill Country : ces roches granitiques du précambrien datent d’environ 1,1 milliard d’années et sont les restes d’une ancienne chaîne de montagne érodée. Le site le plus connu des Texans est l’Enchanted Rock. À la fin du Paléozoïque (-290 millions d’années), la collision de l’Amérique du Nord et de l’Amérique du Sud donna naissance à une chaîne de montagnes (orogénie de Ouachita pendant le Pennsylvanien) dont les restes sont encore visibles dans les Marathon Mountains, situées entre les chaînes de l’ouest et le Plateau d'Edwards. C’est également pendant cette période que s’est formé l’escarpement de Balcones. Au Permien, il y a environ 280 millions d’années, les Montagnes Ouachita étaient bordées par des mers intérieures à l’ouest au fond desquelles se sont déposés des micro organismes, des minéraux[19] et des sédiments issus de l’érosion[20]. Ces dépôts ont été par la suite recouverts par des couches sédimentaires et se sont lentement transformés en pétrole (bassin permien dans la région de Midland et Odessa). Les roches sédimentaires du Permien sont notamment visibles dans le canyon de Palo Duro au nord du Texas mais aussi dans le Guadalupe Mountains National Park. L’ouverture du golfe du Mexique au Mésozoïque à partir d’un rift au sud des Montagnes Ouachita eut des conséquences sur la géomorphologie du Texas. D’importantes quantités de sel et de calcaire se déposèrent sous l’actuelle plaine côtière au Jurassique, lorsque les premières mers peu profondes se formèrent[21]. L’accumulation de couches sédimentaires au crétacé est à l’origine du Plateau d’Edwards. À partir de la fin du cénozoïque, le soulèvement général de l’ouest américain provoqua la formation des Montagnes Rocheuses, des chaînes de montagnes et de bassins d’effondrement dans le Trans-Pecos. L’éocène et l’oligocène furent marqués par une intense activité volcanique dans cette région. Du milieu du tertiaire au quaternaire, les hautes plaines furent progressivement recouvertes de sédiments arrachés par les cours d’eau aux Montagnes Rocheuses situées plus à l’ouest. Le soulèvement des Rocheuses, l’encaissement des cours d’eau et l’érosion engendrèrent également des canyons comme celui de Palo Duro et des escarpements (Caprock, Mascalero). La plupart des vallées se creusèrent à partir du Pléistocène, donnant à la géologie de l’intérieur du Texas sont état actuel[22]. C’est également au tertiaire que s’est formée la plaine côtière par accumulation de boues, d’alluvions et de sables. Lorsque la mer se retira au début du cénozoïque, le littoral actuel de Texas commença à se dessiner et la plaine côtière, composée de couches sédimentaires très épaisses, apparut progressivement[22]. L’évolution géologique du Texas continue et l’actuelle transgression marine provoquée par le réchauffement climatique risque de modifier le tracé du littoral. Le Texas n’a jamais été affecté par des tremblements de terre violents : celui de Valentine le 16 août 1931 fut l’un des plus importants, mais ne provoqua que des dégâts matériels[23]. Les régions les plus exposées au risque sismique sont le Trans-Pecos et, dans une moindre mesure, le nord de l’État. HistoireÉpoque précolombienne
Flèches amérindiennes retrouvées au Monument National d'Alibates Flint
En l'état actuel de la recherche, la présence humaine sur le territoire texan remonterait à environ 11 200 ans[24]. Les Paléoindiens qui vivaient à la fin du Pléistocène (vers 9200 – 6000 avant J.-C.) peuvent être rattachés aux cultures Clovis et Folsom : ces nomades chassaient les grands mammifères aujourd'hui disparus tels que les mammouths et les bisons à longues cornes[24] au moyen de flèches et d'atlatls. Ils se fournissaient en silex sur le site d'Alibates Flint au nord du Texas. Le changement climatique qui marqua le début de la période archaïque (vers 6000 avant J.-C. – vers 700 après J.-C.), fut marquée par l'extinction des mammifères géants, par une relative croissance démographique à partir du IIIe millénaire av. J.-C. et par l'apparition des premiers échanges. De nombreux pictogrammes dessinés sur les parois des grottes ou sur des rochers sont visibles dans l'État, notamment à Hueco Tanks[25] et à Seminole Canyon. Certains groupes vivant à l’est du Texas commencèrent à se sédentariser dans les premiers siècles de l'ère chrétienne, à pratiquer l’agriculture et à ériger les premiers tertres funéraires[24]. Cette phase montre l’influence des civilisations qui s’épanouirent dans le bassin du Mississippi comme les Mound Builders. La nation caddo se constitua entre 500 et 800 alors que les populations du Trans-Pecos furent influencées par la culture mogollon. À partir du VIIIe siècle environ, l'arc et la flèche firent leur apparition dans la région[24], la fabrication de poteries se développa et les Amérindiens dépendirent de plus en plus du bison pour leur survie. Des objets en obsidienne retrouvés dans les divers sites texans témoignent des échanges avec le Mexique actuel et les Montagnes Rocheuses. Avant l'arrivée des Européens, le Texas était occupé par plusieurs peuples amérindiens : Alabama, Apache, Aranama, Atakapa, Caddo, Comanche, Coahuiltecan, Cherokee, Choctaw, Coushatta, Hasinai, Jumano, Karankawa, Kickapoo, Kiowa et Wichita[26]. Exploration européenne (XVIe - XVIIe siècles)Exploration espagnoleL’exploration de l’actuel Texas par les Espagnols commença par la voie maritime et répondait alors au besoin de trouver un passage vers l'océan Pacifique. En 1519, Alonso Álvarez de Pineda fut le premier à longer les côtes du golfe du Mexique[27] et à en dessiner le tracé sur une carte[28]. En 1528, le conquistador Álvar Núñez Cabeza de Vaca, survivant de l’expédition de Pánfilo de Narváez, fut le premier Européen à fouler le sol du futur Texas. Il fut suivi par Francisco Vázquez de Coronado qui explora le nord en 1541 à la recherche d’or et de pierres précieuses, recherche qui se révéla infructueuse[29]. L’année suivante, les survivants de l’expédition d’Hernando de Soto arrivèrent par l’est en 1542. D’autres voyages furent menés depuis le Mexique actuel dans les années 1580-années 1590, puis à partir du Nouveau-Mexique au XVIIe siècle notamment sous l'impulsion des Franciscains[27]. Texas françaisEn 1685, l'explorateur français René Robert Cavelier de La Salle débarqua dans la baie de Matagorda[30] et fit construire le Fort Saint Louis[31] mais ne parvint pas à retrouver l'embouchure du Mississippi qu'il avait descendu quelques années plus tôt. Les Français allèrent jusqu'au Río Grande[31] et sur la Trinity River[32]. L'expédition perdit deux navires dans des tempêtes : l'un d'eux, baptisé La Belle a été retrouvé et fouillé. La Salle partit chercher du renfort au Canada en 1687 et fut assassiné au cours d'une mutinerie[30] sur les côtes du Texas en mars 1687[33]. La petite colon | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||