Une montre est une horloge portative. Au XXIe siècle, la montre se porte généralement au poignet, mais les premières montres étaient portées dans une poche de gilet, de veste (ou veston), ou bien encore attachées à l'extrémité d'un court ruban fixé en haut de la culotte ou du pantalon.
Une horloge ne peut fonctionner que dans une seule position, au contraire de la montre qui fonctionne dans toutes les positions. De ce fait, deux éléments techniques lui sont indispensables :
le ressort moteur, alors qu'une horloge peut fonctionner avec des poids dont la descente actionne le rouage ;
le coq, qui est le point de pivotement supérieur du balancier, alors que l'horloge peut fonctionner avec un pendule.
Une montre s'identifie en combinant ses caractéristiques, par exemple : affichage analogique à aiguille, régulation à quartz, alimentation par pile, portée au poignet.
Photomontage d'un affichage analogique sur 10 secondes.
Oscillateur mécanique (ressort-spiral) : dans ce cas, un balancier, muni d'un ressort en forme de spirale, est animé par un mouvement oscillatoire régulier. Pour régler la marche du mouvement, il suffit d'agir sur le spiral : on augmente sa longueur si la montre avance, à cause d'oscillations trop rapides, on la diminue si la montre retarde, à cause d'oscillations trop lentes. Autre moyen d'agir sur la marche : on modifie l'inertie du balancier (par exemple : vis radialement disposées).
Oscillateur mécanique à fréquence sonique (par exemple, le diapason du procédé Accutron™, utilisé par la marque Bulova).
Oscillateur à quartz associé à un circuit électronique affichant l'heure sous forme numérique, ou actionnant un moteur pas-à-pas faisant tourner des aiguilles. La fréquence la plus courante pour l'oscillateur est 32 768 Hz.
La source d'énergie
Une montre peut tirer son énergie d'un ressort, qui est soit remonté par l'utilisateur, soit remonté par les mouvements du corps que celui-ci transmet à une masselotte circulaire appelée "rotor" (c'est alors un remontage automatique).
Une pile peut également fournir l'énergie, mais il faut alors la remplacer par une nouvelle lorsqu'elle est épuisée (au bout d'un délai de 12 à 30 mois en général pour les piles à l'oxyde d'argent, de 7 à 10 ans pour les piles au lithium). La source d'énergie électrique peut également être rechargée, sans remplacement, par les mouvements du corps (montre électronique automatique ; procédés Kinetic™ ou Mecaquartz™). Ces mouvements du corps, comme dans le cas de la montre mécanique à remontage automatique, actionnent un rotor, lequel recharge, par un dispositif comparable à une dynamo, un condensateur qui stocke l'énergie ainsi générée. La recharge de la réserve d'électricité peut enfin se faire par l'intermédiaire d'une cellule photo-voltaïque, ou "solaire", qui génère un courant, plus ou moins important, quand le cadran de la montre est exposé à une lumière artificielle ou naturelle.
La fixation au corps
Montre à gousset.
Montre gousset Omega Calibre 38.5.
Les montres de poches (ou à gousset) sont généralement attachées au gilet par une chaîne. Elles sont souvent pourvues d'un couvercle. Le remontoir et la mollette de réglage de l'heure se trouvent au dessus du chiffre 12, dans l'anneau.
Les montres-bracelets que l'on fixe au poignet à l'aide d'un bracelet en cuir ou en tissu muni d'un fermoir ou d'une boucle, ont été inventées par les « poilus » de la Première Guerre mondiale, à partir de montres de gousset adaptées, par soudure d'anses à 12h00 et à 6h00, ou par fixation du boîtier sur un « berceau » métallique fabriqué spécialement. Cette transformation permettait à l'utilisateur de consulter son garde-temps d'une manière plus rapide et plus pratique, tout en le rendant moins vulnérable aux chocs ou aux chutes. Le remontoir et la mollette de réglage sont placés latéralement à côté du chiffre 3.
La montre-pendentif, de taille plus réduite, et s'adressant au public féminin, est suspendue au cou à l'aide d'une chaîne ou d'un ruban. C'est plus un bijou qu'un objet fonctionnel: il est en effet peu commode pour celle qui la porte d'y lire l'heure.
Qualités attendues
Pour bien remplir son rôle, une montre doit présenter certaines qualités. Parmi les plus courantes :
Ces fonctions supplémentaires, c'est-à-dire autres que la simple indication de l'écoulement du temps, sont dénommées complications au sein de la communauté horlogère. Les experts sont divisés quant à la question de savoir si les fonctions chronographiques, l'enregistrement de l'écoulement du temps pour une période limitée, font partie ou non des complications.
1685 : la révocation de l'édit de Nantes pousse les huguenots (souvent des artisans) à se réfugier, notamment à Genève. En prêchant contre la fabrication de croix et de calices, Jean Calvin (1509-1564) avait incité les orfèvres à se tourner vers l'horlogerie, conversion à l'origine de l'horlogerie genevoise et bâloise.
Implantation de système de « l'établissage », l'organisation divisée du travail dans le Jura.
1777 : l'horloger suisse Abraham Louis Perrelet crée la « montre à secousses » dite perpétuelle, souvent considérée comme la première montre automatique[1].
1926 : 1re montre-bracelet automatique effectivement industrialisée. C'était une réalisation de John Harwood. En 1922, Léon Leroy réalisa une montre de ce genre, mais elle ne fut jamais industrialisée.
1982 : 1re montre en plastique où les rouages sont implantés directement dans la carrosserie (la Swatch)
1990 : 1re montre-bracelet radioélectrique, montre radiopilotée (Junghans) reçoit les signaux radio d'un émetteur radio qui émet continuellement l'heure.
1996 : 1re montre à quartz sans pile électrique utilisant un convertisseur électrodynamique : un rotor actionne un générateur de courant stocké dans un condensateur (Seiko).
FH Fédération de l'industrie horlogère suisse, liste des liens des sites de marques horlogères suisses, règlementation du Swiss Made, adresses utiles du domaine horloger, statistiques, nombreuses autres informations et sources utiles