|
Article on other languages:
|
Sorti en 1995, GoldenEye est le 17e film d'espionnage de la saga James Bond et le premier où Pierce Brosnan y tient le rôle du célèbre agent fictif du MI6. À la différence des films précédents de la série, le scénario n'est pas une reprise des travaux du romancier Ian Fleming[1], bien que le titre GoldenEye ait été inspiré de celui de son domaine à la Jamaïque. Le scénario original a été conçu par Michael France et écrit avec la collaboration postérieure de plusieurs autres auteurs. Le film, réalisé par Martin Campbell, raconte la lutte du MI6 contre un syndicat du crime désirant utiliser le satellite GoldenEye contre Londres afin de causer une crise financière globale. GoldenEye est sorti après des conflits légaux obligeant la série à un hiatus de six ans, pendant laquelle Timothy Dalton démissionna du rôle de James Bond et fut remplacé par Pierce Brosnan. M a été également remplacé par l'actrice Judi Dench, devenant la première femme à jouer ce personnage. GoldenEye fut le premier film de la série réalisé après la chute de l'Union Soviétique et la fin de la Guerre froide, ce qui fournit une trame de fond pour l'histoire. Le film a été salué par la plupart des critiques et fit de très bon résultats aux box office, meilleurs que les films avec Timothy Dalton, sans tenir compte de l'inflation[2]. Le film a été vu par des critiques comme une modernisation de la série, et Brosnan une avancée par rapport à son prédécesseur[3],[4],[5]. Il a également reçu deux nominations au BAFTA - dans les registres « meilleur effets spéciaux » et « meilleur son »[6].
Description généraleSynopsisUn début dans le passé
Photo du barrage de Contra qui apparaît dans la scène d'ouverture.
L'action débute en 1989 à Arkhangelsk, dans un complexe d'armes chimiques près d'un impressionnant barrage. L'Union Soviétique n'a plus sa grandeur d'antan et commence à se désagréger, mais continue d'armer des terroristes internationaux. James Bond a pour mission de rejoindre son collègue 006 (Alec Trevelyan) dans le complexe puis de faire exploser l'usine. Un avion léger survolant les lieux dévoile le barrage, sur lequel une grille de sécurité s'ouvre et laisse passer un personnage filmé bas, courant, habillé de rangers et de pantalon noir. Il s'approche du bord, se harnache et effectue un saut en élastique dans le plus grand silence. Arrivé au maximum de l'élasticité de la corde, il tire un grappin à l'aide d'un pistolet spécialement conçu et se pose sur une petite plate-forme servant de sortie aux conduits d'aération. Avec sa montre-laser, il découpe un passage. Son regard est déterminé. On découvre enfin son visage lorsque, dans les toilettes, il fait la rencontre d'un garde russe qu'il mettra hors d'état de nuire avec un certain humour : c'est James Bond. Il retrouve Alec comme prévu, dans une pièce peu éclairée. Passant par un conduit, ils arrivent dans le quartier scientifique où 006 abat un chercheur. L'infiltration se déroule parfaitement jusqu'au moment où le duo pénètre dans la salle de stockage. Après le décodage de la porte, l'alarme de sécurité retentit, et la garnison militaire du complexe intervient sous le commandement du colonel Arkady Ourumov. La porte étant verrouillée, les soldats ouvrent le feu sur une vitre blindée à l'AKS-74U, et en viennent à bout après un temps. La porte verrouillée est dynamitée. L'invasion militaire commence alors par la porte et la baie vitrée brisée et descend les escaliers de métal. Alec fait feu sur les premiers soldats avec son pistolet puis, dès qu'il est vide, avec un fusil automatique, tout en échangeant calmement des blagues avec James. Pendant qu'Alec contient l'invasion, Bond place les mines adhésives qu'Alec lui avait données en lui demandant de les régler à 6 minutes. À bout de mines, Bond en redemande à 006 mais celui-ci ne répond pas, et un silence glacial envahit la salle. S'approchant prudemment, James lance un regard en dehors des silos et comprend le dramatique de la situation. L'ambiance jusqu'alors quasi-humoristique s'éteint.
Le AK-47, symbole de l'Union soviétique, ici dans sa version courte employée par James Bond.
Alec est détenu à genoux face au colonel Ourumov qui braque sur lui un DD44 Dostevei. Mettant en joue Bond, le régiment attend les ordres pour tirer. Désespéré, 006 dit à James de finir le travail tandis qu'Ourumov lance un ultimatum de dix secondes à James Bond pour qu'il se rende. Face à la nouvelle tournure des événements, Bond règle les détonateurs sur 3 minutes afin d'être sûr de l'achèvement de la mission, quoi qu'il se passe. Alors qu'il s'avance vers Ourumov les mains en l'air, Alec s'exclame « Pour l'Angleterre James » et se fait abattre par le colonel. Tous les soldats se mettent alors à tirer sur Bond mais l'espion réussit à se couvrir à temps. Ourumov fait cesser les hostilités et demande une dernière fois à James Bond de se rendre.
Photo d'une motocyclette Cagiva 350 T4, semblable à celle volée par James Bond au début du film.
Bond ne l'écoute pas et s'avance vers la droite de la salle en se protégeant derrière un chariot roulant rempli de barils chimiques, ce qui fait sourire Ourumov. La tension est à son comble et un soldat tire par nervosité ; Ourumov l'abat froidement pour l'exemple : il aurait pu faire exploser les barils. Après avoir traversé la salle dans toute sa largeur, toujours dans la ligne de mire du régiment russe, Bond se heurte à un tapis roulant. Ourumov sourit une nouvelle fois et crie à Bond : « Vous ne gagnerez pas. » Bond dévoile alors son plan en mettant en marche le tapis roulant qui mène à l'extérieur et saute dessus en faisant feu sur des grilles en hauteur. Celles-ci s'ouvrent et libèrent des dizaines de barils qui tombent sur les soldats russes en pleine panique. À la suite de cette sortie en beauté, Bond se retrouve à l'extérieur, par un temps d'hiver ensoleillé. Un appareil civil léger se prépare à décoller sur la piste d'aviation attenante. Après avoir vidé son chargeur pour arrêter les premiers soldats qui sortent des hangars, il se met à courir vers l'avion, réussit à s'introduire dans le cockpit alors que deux motos militaires profilées cross se lancent à sa poursuite. Durant la bagarre avec le pilote, Bond tue le 1er motard par trois coups avec le Walther PP7 silencieux du pilote, mais tous les deux sont ensuite éjectés du poste de pilotage. Le pilote tombe sur le second motard qui effectue un vol plané. Bond vole une moto, et se lance désespérément à la poursuite de son seul moyen d'échappatoire. Ourumov devine que Bond n'aura pas le temps de rattraper l'avion et dit à ses soldats d'attendre. Effectivement, l'avion arrive en bout de piste en même temps que la moto, mais au lieu de s'arrêter, Bond s'élance aussi dans le vide. La scène qui suit a été fortement critiquée du fait de son total irréalisme. L'avion chute dans le gouffre et Bond, en chute libre sans parachute, parvient à le rejoindre. Il se précipite sur le manche à balai et fait lentement redresser l'avion. Au moment où l'écrasement semble inévitable, l'avion réapparait derrière la montagne et survole le complexe qui explose. La générique musical commence. Début à Monaco, mise en place de l'histoire
Début de l'enquête à Monaco.
L'action qui suit se déroule 9 ans après le drame d'Arkhangelsk. Conduisant une Aston Martin Db5 grise métallisée, accompagné d'une employée du MI6 chargée de l'évaluer sur sa conduite routière, Bond se fait doubler par une Ferrari rouge dont la charmante conductrice souhaite visiblement s'amuser. Une course poursuite s'engage alors, mettant en compétition les talents de conducteurs des deux pilotes et les performances mécaniques des voitures. Après avoir frôlé un groupé de cyclistes, Caroline - l'évaluatrice - ordonne à Bond d'arrêter le véhicule, qui obéit galamment. Profitant de cet instant de calme et d'intimité, il use ensuite de son charme légendaire pour l'obtention d'une bonne note. En contrebas de la route se dessine Monaco. S'en allant passer une soirée au casino, Bond remarque sur le parking la Ferrari rouge, avec laquelle il avait fait la course. Il rencontre sa propriétaire lors d'une partie de baccarat qu'il rejoint et remporte, ce qui agace l'inconnue. Durant leur présentation et la conversation qui s'ensuit, Bond est surpris de constater que la jeune femme accompagne un amiral de frégate militaire français, âgé d'au moins vingt ans de plus qu'elle. Il commence une investigation avec une mono-lunette spéciale, au dessus d'un amphithéâtre, et observe l'amiral et sa compagne se rendant sur le navire dénommé Manticore. Il remarque un curieux hélicoptère sur le pont d'envol d'une frégate militaire. Après l'envoi des données, Moneypenny, secrétaire de M au MI6, le contacte et lui annonce que la femme qu'il a rencontré est Xenia Onatopp, ancien pilote de chasse soviétique et aujourd'hui en relation avec le syndicat du crime « Janus » basé à Saint-Pétersbourg. Tandis que Bond s'en va, se déroule dans le Manticore une scène sexuelle « physique » entre Xenia et l'amiral. Xenia immobilise et étouffe l'amiral, tandis qu'un complice caché dans la pièce s'empare de son laissez-passer officiel.
La frégate française La Fayette.
Le lendemain, Bond s'introduit discrètement dans le bateau et, après une courte bagarre avec un marin, découvre le corps de l'amiral. Il ne tarde pas à découvrir ce qui se trame : ces terroristes ont l'intention de voler le Tigre, un hélicoptère militaire à la pointe de la technologie qui est présenté le jour même au public. Il fonce jusqu'à la frégate française, où se déroule la manifestation qui vante les mérites de l'engin. Pendant ce temps, Xenia et son complice se font passer pour l'amiral et sa compagne et embarquent sur le navire grâce au laissez-passer. Xenia s'en va alors retrouver les pilotes prévus pour la démonstration et les assassine sans témoin. Avec son complice, elle prend alors leur place. James Bond s'introduit sur la frégate pour s'interposer au vol mais il est arrêté par des soldats français avant d'arriver au but. Il observe impuissant l'hélicoptère qui décolle et part vers l'horizon. Il ne reviendra pas. Massacre à SevernayaL'action qui suit se déroule à la base de Severnaya, une station radar censée être désaffectée qui se situe au milieu de la Sibérie. En réalité, c'est une station spatiale militaire qui appartient à la division russe « espace » et qui veille sur les deux armes satellites Petya et Mischa. À l'intérieur, Boris Grishenko, l'un des programmeurs qui y travaille, s'amuse à bloquer l'ordinateur d'une de ses collègues, Natalya Simonova. Quand celle-ci remarque le piratage, elle devine rapidement le coupable. Après s'être amusé un peu à ses dépends, Boris lui donne des indices pour trouver le mot de passe. Quand elle le trouve, une sonnerie se fait entendre. Boris retourne aussitôt à son bureau, joyeux : il vient de réussir à pirater le site internet du Département de la Justice des États-Unis. Natalya s'inquiète que les Américains puissent remonter jusqu'à la base mais Boris n'est guère tracassé : il lui suffit de saisir un mot de passe pour terminer l'intrusion. Natalya demande un indice mais ne trouve pas. Le piratage accompli, Boris se lève et clame sa victoire à tous. Ses collègues, visiblement habitués à ses excentricités, retournent vite à leur travail. Toujours fier, Boris s'en va fumer une cigarette dehors. L'hélicoptère volé à Monaco atterrit sous une tempête de neige, alors que Boris tente d'allumer sa cigarette. En descend Xenia et Ouroumov. Ce dernier à été promu général et chef de la division « espace », ce qui leur permet d'entrer dans la base. Il use de son autorité pour demander à ce que soit effectué un « test inopiné des installations de GoldenEye ». Le commandant de la station obéit promptement et après avoir effectué les diverses consignes de sécurité lui remet en main propre la carte d'accès aux satellites et ses clés d'activation. Ayant obtenus ce qu'ils étaient venus chercher, Xenia passe à l'action et assassine avec joie tous les membres de l'équipe présents sur place. Natalya, qui était en train de préparer du café dans les cuisines, échappe de peu à ce massacre en se cachant. Ceci fait, Ourumov arme le satellite GoldenEye et localise la cible : le site de Severnaya. Une survivante mal en point arrive néanmoins à faire sonner l'alarme avant d'être abattue. Prévenues, les autorités russes font décoller des MiG d'une autre base en direction de Severnaya. Le signal de détresse est aussi intercepté par le MI6. Les terroristes partis, Natalya sort de la cuisine et assiste au compte à rebours final avant l'activation en haute altitude d'un des satellites de classe GoldenEye. Les MiG, touchés par l'impulsion électromagnétique, explosent en vol et l'un heurte l'antenne parabolique. Toute l'installation explose, l'antenne défonce le toit, manquant de peu de tuer Natalya, mais lui permet de s'échapper de l'édifice. Elle s'enfuit en traîneau. Réactions du MI6 et début d'enquête
Joué pour la première fois par une femme, l'actrice Judi Dench, M asseoit très vite son autorité.
La scène suivante se déroule à Londres dans le QG du MI6 entre James Bond, M., Tamer, Q et Moneypenny. Elle commence peu avant la destruction de Severnaya. Après une coutumière, mais cette fois infructueuse, tentative de charme auprès de Moneypenny, James fait la découverte de sa nouvelle supérieure. Le briefing ne tarde pas. Tamer expose les faits : ils ont capté un signal de détresse venant de la station Severnaya et grâce au satellite ont découvert la présence de l'hélicoptère Tigre. Le MI6 ne croyait pas que les Russes avaient les finances et la technologie requise pour ce complexe. Au milieu du briefing, le groupe assiste à l'explosion (impulsion électromagnétique) d'un des satellites de classe GoldenEye, qui se traduit par une mise hors d'usage de deux satellites à proximité et donc un arrêt des images reçues. Quand un autre satellite réussit à reprendre le contact visuel, le complexe est détruit. En effectuant un zoom, Bond découvre un survivant dans les décombres. M met fin au briefing et souhaite voir Bond dans son bureau. Après un échange verbal où chacun exprime ses quatre vérités, M donne l'ordre à Bond de se rendre en Russie. Il passe auparavant chez Q qui lui présente les nouveaux gadget mis à sa disposition, comme par exemple un stylo explosif ou une ceinture à piton. Il part en avion pour Saint-Pétersbourg où il doit rencontrer un certain agent de la CIA : Jack Wade. Au même moment, au ministère de la défense Russe, Ouroumov ment au premier ministre Mishkin sur l'affaire Severnaya et va jusqu'à présenter sa démission pour appuyer ses dires. Le conseil le croit et refuse cordialement cette dernière. Après que James a pris contact avec Jack Wade à Saint-Petersbourg, ce dernier lui suggère d'interroger Valentin Zukovsky, un mafieux russe en concurrence avec Janus. Bien qu'il ait par le passé tiré une balle dans le genou, volé la voiture et séduit la femme de cet homme, Bond décide d'aller l'interroger. Pendant ce temps, Natalya réussit à retrouver Boris via un réseau informatique. Ils se donnent rendez-vous à l'église de Smolensk. Elle retrouve Boris mais celui-ci est accompagné par Xenia. Dans le bar-cabaret de Valentin, Bond prend ses précautions en braquant son arme dans le dos de Valentin avant tout dialogue. Zoukovsky devine qu'il s'agit d'un agent britannique par le son du Walther PPK, 7,65 mm, peu avant que ses sbires ne mettent Bond en joue. Après une discussion tendue et un accord financier, Bond obtient son rendez-vous avec Janus. Le soir même, au lieu indiqué, les thermes, un violent et sulfureux affrontement l'oppose à Xenia, émissaire de Janus. Vainqueur, 007 lui ordonne de le mener à Janus.
Le Walther PPK 7,65 mm, arme favorite de Bond, sera remplacé dans l'opus suivant par le Walther P99.
Le lieu où ils arrivent en pleine nuit est sinistre : c'est un dépôt d'anciennes statues datant de l'ère soviétique. Après avoir assommé Onatopp, Bond se met en route, arme au poing. Des bruits discrets laissent supposer qu'on le surveille. Un homme sort alors d'une porte éclairée : c'est le coup de théâtre du film car il s'agit d'Alec Treyvalian, l'ami de Bond qui était censé avoir péri des mains d'Ourumov. Il commence une diatribe revancharde envers Bond et l'Angleterre. Les raisons de sa haine sont simples, ses parents étaient des cosaques de Lienz qui ont subi la trahison britannique en 1945 et furent envoyés à la mort en les laissant aux mains des sbires de Staline. Les brûlures sur son visage sont dues au mines que Bond avait avancés de trois minutes à Arkangelsk. Après cette discussion, capitale et très révélatrice, Bond met Trevelyan en joue quand il s'exclame « le pub ferme », qui était la phrase-code pour que ses hommes de mains endorment James avec une fléchette anesthésique. Bond s'écroule. Il se réveille dans le Tigre, ligoté à l'avant, avec la seule témoin qui reste de l'affaire, Natalya, qui hurle pour le réveiller. Deux missiles sont tirés automatiquement de l'hélicoptère, avec comme cible l'hélicoptère lui-même. Avec l'énergie du désespoir, Bond frappe le bouton d'éjection du siège éjectable avec sa tête. Le cockpit s'envole, l'hélicoptère explose, et les parachutes s'ouvrent. À l'atterrissage, des jeeps et soldats de l'armée russe les entourent. Retournement de situation et spectacle à Saint-PétersbourgLes deux sont incarcérés dans une prison militaire afin d'y être interrogés par le ministre de la Défense, Mishkin. Quand l'interrogatoire commence, Bond joue la carte de l'humour sans résultat, puis la discussion s'envenime jusqu'à ce que Natalya y mette un terme en révélant au ministre tout ce qu'elle sait, notamment que c'est Ourumov qui a déclenché l'arme et détruit Severnaya. C'est alors que le général Ourumov fait irruption dans la salle en protestant que c'est à lui de mener l'enquête et d'interroger les témoins. Le ministre lui refuse ce droit au vu des révélations qu'il vient d'apprendre. La situation dérape, Ourumov abat le ministre qui a appelé à la garde ainsi que le garde présent dans la pièce avec l'arme de Mishkin posé sur le bureau. Puis il remet cette arme déchargée à Bond pour faire croire qu'il est responsable de ces meurtres. Il se prépare à assassiner l'agent et la programmeuse quand Natalya détourne son attention en lui envoyant une chaise. Bond en profite pour reprendre la situation en main et le couple s'enfuit dans le bâtiment. Après d'innombrables échanges de tirs dans les archives militaires et une partie de cache-cache, Natalya sera capturée. Le général l'emmène dans sa voiture et donne l'ordre au chauffeur de se rendre à la gare. Bond ne se décourage pas et se sert de sa ceinture-piton pour se balancer et sortir en cassant une fenêtre. Il tombe sur la bâche d'un camion militaire stationné.
La montre Omega modifiée par Q peut émettre un laser.
Alors qu'on voit la voiture noire d'Ourumov s'enfuir, Bond vole un tank T-55. Il traverse un mur en briques et se retrouve derrière la voiture d'Ourumov qui vient d'y arriver en faisant un dérapage. Une fantastique poursuite en pleine ville s'ensuit, détruisant une statue, un camion transportant des milliers des bouteilles, un bâtiment, et des dizaines de voitures. Ourumov arrive miraculeusement à destination sains et sauf et embarque Natalya avec lui dans le train de Janus. Bond arrive trop tard, mais prend de l'avance et attend le train près d'un tunnel à la sortie de la ville. Alors que le train arrive à pleine vitesse sur lui, sur ordre de Trevelyan, il tire un obus qui cache sa fuite. Le tank est détruit et le train immobilisé. James investit le Wagon, mais Ourumov tient Natalya en otage. 007 informe Ouroumov qu'Alec est un cosaque de Lienz et qu'il trahira les Russes aussi facilement que les Anglais, ce qui décontenance un peu le général. Alec, guère perturbé, met son ancien ami devant un choix difficile : « La fille, ou la mission ? ». Armé d'un AK-47, Bond bluffe en disant que la fille ne représente rien pour lui. Tout se passe ensuite en quelque secondes. Dès qu'Alec fait un signe de tête vers Ouroumov, Bond se retourne vers ce dernier, surpris, et l'abat d'une rafale. Il n'a cependant pas le temps d'en finir avec Alec qui s'enfuit en bloquant toutes les portes. Bond et Natalya sont enfermés dans un wagon avec un blindage de 2.5cm. Alex le prévient que tout va exploser dans « les même six minutes que toi tu m'as laissé », avant de s'enfuir grâce à un petit hélico dissimulé dans un autre wagon. Tandis que Natalya cherche à localiser Boris, actuellement sur le réseau, pour savoir où veulent se rendre les terroristes, Bond perce un carré dans le sol à l'aide de sa montre équipée d'un puissant laser. Boris se rend compte qu'on cherche à le repérer et détruit son serveur avant la fin de la localisation. Natalya sait cependant qu'il est quelque part à Cuba. Le couple s'échappe du train au dernier moment, puis décide d'aller enquêter à Cuba. Une fin tragique dans la jungleÀ Cuba, après la rituelle scène d'amour des films, James Bond et Natalya rencontrent Jack Wade qui « plante des figuiers » dans le coin. Ils lui empruntent son avion à la recherche d'une antenne « de la taille d'un terrain de foot ». Après avoir refait un passage au dessus d'un lac, un missile tiré de dessous le lac les touche et troue l'aile droite de l'avion qui s'écrase violemment dans la jungle. Indemnes mais sonnés, Bond et Natalya s'évanouissent. L'arrivée d'un hélicoptère réveille 007, qui se remet péniblement debout. Il voit une forme en contre-jour s'apprêtant à descendre par un filin. La forme descend brusquement à toute vitesse et vient frapper Bond : c'est Xenia qui vient chercher sa vengeance. Après un court combat en sa défaveur, Bond réussit à prendre l'AK-47 de son adversaire et tire sur l'hélicoptère qui perd tout contrôle et s'écrase dans la jungle, emportant du même coup Xenia, toujours attachée au filin. Elle se retrouve écrasée contre un arbre fendu. Poursuivant leur recherche près du lac, Bond et Natalya arrivent au moment où Alec, dans sa base secrète, donne l'ordre de faire monter l'antenne. Le lac est alors vidé devant leur yeux, et la parabole dissimulée sous l'eau s'élève et prend position, immense. Cherchant une entrée, ils se font repérer et tirer dessus, ce qui les fait tomber sur la surface bétonnée et extrêmement glissante du lac artificiel. Ils évitent de justesse une chute mortelle dans le conduit d'évacuation quand Bond réussit à prendre pied sur le court rebord. Chanceux dans leur malheur, ce conduit dissimule une entrée vers la base de Janus. Le complexe est similaire à celui de Severnaya, mais en plus spacieux et plus moderne. Il y a trois étages soutenus par des piliers, permettant une vue de toute part sur la salle de contrôle dotée d'un immense écran. Natalya s'en va discrètement reprogrammer le satellite de façon à ce qu'il rentre dans l'atmosphère et se désintègre, mettant fin à la menace terroriste, tandis que Bond part placer des mines télécommandées à distance sur des réservoirs de carburant. Mais il se fait surprendre et capturer. Amené devant Alec, ce dernier devine aussitôt que Bond n'est pas venu seul et demande à ce qu'on trouve la fille. Les soldats ne tardent pas à la repérer et à la déloger. Elle réussira cependant à exécuter la manœuvre qu'elle avait programmée. Trevelyan dévoile fièrement son plan à Bond : il a l'intention de « braquer » informatiquement la Banque d'Angleterre puis d'activer l'arme du satellite au dessus de Londres afin d'effacer toute trace du délit, vengeant ainsi les Cosaques de Lienz.
Le radiotélescope d'Arecibo servit de décor pour l'affrontement final
Après une dispute entre Boris, programmateur du satellite, et Natalya, l'alarme retentit. Boris se met aussitôt au travail pour reprogrammer la direction du satellite, détourné par son ex-collègue. Tandis que tous l'observent, Boris joue fébrilement avec le stylo pris par inadvertance à Bond, celui que lui donna Q auparavant et qui contient un explosif déclenchable par trois clics sur le bouchon et désamorçable de la même façon. Après de multiples clics, Boris se lève et demande à Natalya le mot de passe, alors que son stylo est prêt a exploser. Bond l'a deviné et fait valser le stylo qui explose près des réservoirs. Dans la confusion qui s'ensuit, il réussit à s'échapper avec Natalya par un ascenseur. Comme Boris est capable de casser le mot de passe, Bond doit rendre l'antenne inopérationnelle. Natalya se charge d'avertir Jack Wade, et de prendre en otage le pilote d'un hélicoptère. Tandis que James se dirige vers le centre de la parabole, Alec le poursuit par un téléphérique, fou furieux. Après que tous deux ont vidé leurs armes, ils se retrouvent dans le noyau de l'antenne, peu de temps après que Bond a réussi à bloquer une courroie motrice avec une barre en fer. Commence alors une très violente altercation à mains nues avec son ancien ami, qui les mènent jusqu'à une petite plate-forme de deux mètres de diamètre, à cinquante mètre au dessus du fond du faux lac. Alors qu'on croyait Alec perdu, Bond finit par le retenir par le pied droit au dessus du vide. Alec lui relance la formule d'autrefois : « Pour l'Angleterre, James ? », mais cette fois Bond lui répond : « Non, pour moi ! » et lâche Alec dans le vide. L'antenne explose, Bond saute et s'accroche sur l'hélicoptère que Natalya a réquisitionné, et ils s'en vont. À l'atterrissage, Jack Wade fait une dernière fois son apparition, avec des marines habilement camouflés. Le film se termine lorsque les hélicoptères qui les emmènent s'en vont face au soleil. Casting
PersonnagesAlec Trevelyan
Connus sous le code de 006 au MI6 en vertu de son emploi aux services secrets de sa Majesté, Alec Trevelyan ['ælɪk 'tɹevəljən] devient un traître au cours d'une mission ayant pour but de faire sauter les installations chimiques d'Arkhangelsk en Union Soviétique en collaborant avec James Bond, son ami et collègue. Il aura la moitié du visage brûlé durant l'opération, blessure qu'il attribuera toujours à Bond.
Alec prépare alors sa double vengeance sous le pseudonyme de « Janus ». Sa première vengeance est contre l'Angleterre, car il est le fils de Cosaques de Lienz, collaborateurs des nazis vendus par les Britanniques à Staline à la fin de la Seconde Guerre mondiale et massacrés. Son père, survivant de cette tragédie, ne put s'en remettre et se suicida après avoir tué sa femme. À l'époque, Trevelyan n'avait que six ans et fut pris en charge par le MI6 avant de travailler pour le gouvernement britannique, qui croyait qu'il ne se souviendrait pas de ces événements. Son autre vengeance est envers Bond qui l'a défiguré. Son plan : voler l'hélicoptère Tigre furtif, l'utiliser pour envoyer à Severnaya un général russe à sa solde, Ouroumov, qui prendra possession des satellites GoldenEye et détruira leur centre de commande. Le dernier satellite de classe GoldenEye sera activé au-dessus de Londres après que Janus aura « braqué » informatiquement la Banque d'Angleterre, dissimulant son vol et faisant retomber l'Angleterre à l'âge de pierre via la destruction de toutes les données informatique essentielles : identité, monnaie...
Janus est un dieux romain (dieu des portes) aux deux visages. Il a donné le nom du mois de janvier « qui a un pied dans le passé, mais qui regarde l'avenir (nouvelle année) »[réf. nécessaire]. Comme Janus, Alec a physiquement deux visages, et aussi un pied dans le passé - les motifs de ses vengeances envers l'Angleterre et Bond - et regarde l'avenir, l'accomplissement de ses plans. Xenia OnatoppXenia Zirgavna Onatopp (se prononce Gsénia Onatope), née dans l'ancienne République soviétique de Géorgie, fut une pilote de chasse dans l'armée de l'air soviétique. Après l'effondrement de l'URSS, elle a rejoint le syndicat du crime « Janus » dirigé par le traître du MI6, l'agent Alec Trevelyan. Perverse et sado-masochiste, Xenia aime autant faire mal que souffrir. À cet égard, de nombreuses scènes du films choquèrent à l'époque pour leur contenu sexuel, voir pornographique. Bien qu'en 1995, ce genre de spectacles était plus rare, notamment à la télévision, ce film reste encore aujourd'hui « un peu cru »[réf. nécessaire], comme en témoignent les scènes du bateau, du massacre, des bains et de la jungle, parfois coupés dans certaines versions. Le début du film peut laisser penser que Xenia est une James Bond girl, du moins jusqu'à la scène avec l'amiral. Boris Grishenko
Le jonglage de stylo que Boris pratique et un détail qui s'avéra capital dans la tournure des événements
Boris Ivanovitch Grishenko est un talentueux programmeur et hacker informatique russe qui a été jusqu'à pirater le Département de la Justice des États-Unis. Il travaille au complexe spatial et militaire de Severnaya (en Sibérie) qui veille sur les deux armes satellites, Petya et Mischa. Il est généralement vêtu de chemise hawaïenne et de short, et possède des lunettes. De caractère fier et arrogant, comme il le montre souvent en s'exclamant « Je suis bien l'invincible ! » à chacune de ses réussites, il n'est cependant guère apprécié de ses collègues, qui voient en lui un farceur ennuyeux, notamment pour ses habitudes d'utilisation de mots d'argot sur les seins ou les fesses comme mots de passe. Boris aime jongler avec un stylo tout en travaillant, et dactylographie donc fréquemment avec une seule main. Personnage original, voire parodique, Grishenko a acquis une certaine notoriété dans la culture geek. En témoigne l'hommage que lui firent les créateurs du lecteur multimédia VideoLAN en baptisant la version 0.92 de leur logiciel Grishenko[7]. Arkady OurumovEngagé dans l'armée soviétique à 18 ans, Arkady Grigorovich Ourumov est un personnage ambitieux, prêt à tout pour arriver à ses fins. Il est colonel au début du film, puis on le retrouve comme général après le générique musical. Natalya SimonovaNatalya Fiodorovna Simonova travaille comme programmeuse de niveau 2 aux installations de Severnaya et ses travaux impliquent les systèmes de guidage de missiles. Fiche technique
Genèse du filmPermis de tuer, le précédent film de la série, fit des résultats insuffisants au box office américain[9]. La série semblait s'essouffler, accusant son âge. Autre ombre au tableau, en 1989 la société de distribution de la série, MGM/UA, à été vendu au groupe de diffusion australien Quintex qui voulu lui-même fusionner la compagnie avec Pathé. Danjaq, maison mère du producteur habituel de la série EON basé en Suisse, poursuivit en justice MGM/UA car le catalogue de film de la série avait été licencié à Pathé qui avait prévu de diffuser les précédents épisodes sur la télévision dans plusieurs pays à travers le monde, le tout sans l'approbation de Danjaq[10]. Ces conflits légaux retardèrent le film pendant plusieurs années[11].
Desmond Llewelyn interprète le rôle de Q pour l'antépénultième fois.
Tandis que ces conflits légaux se poursuivaient, Timothy Dalton était encore prévu pour incarner Bond dans le prochain film, comme le stipulait son contrat sur trois films. La pré-production commença en mai 1990 par une ébauche d'histoire écrite par Alfonso Ruggiero Jr et Michael G. Wilson, sous le titre de Property of a Lady[12]. À l'origine, les producteurs avaient tenus à ne pas employer le désormais vieillissant Richard Malbaum, auteur des scripts de nombreux films de la série[10],[13]. La production devait démarrer en 1990 à Hong-Kong et la sortie à la fin 1991. Cependant, les conflits légaux amenèrent l'annulation de ces dates et du projet[14]. La mort de Richard Malbaum en 1991 retarda aussi longtemps la production. Dans une entrevue en 1993, Dalton disait que Michael France écrivait une histoire pour le film, dont la production devait commencer en janvier ou février 1994[15]. Cependant, la date limite fut dépassée et, en avril 1994, Dalton démissionna officiellement du rôle[16],[17]. Pour remplacer Dalton, les producteurs choisirent Brosnan, qui n'avait pas pu jouer le rôle pris par Roger Moore en 1985 à cause de son contrat avec Remington Steele[18],[19]. Le choix de Pierce Brosnan a été officiellement dévoilé à la presse le 8 juin 1994 au Regent Hotel de Londres[12]. GoldenEye à été produit par la société de Albert R. Broccoli EON Productions. Avec la détérioration de la santé d'Albert Broccoli (il est mort sept mois après la sortie du film), sa sœur Barbara Broccoli le décrivit comme « une partie de banquette arrière » dans la production du film, bien que possédant toujours beaucoup d'influence[20]. À sa place, Barbara et Michael G. Wilson prirent les rênes de la production. Les producteurs ont alors choisis le Néo-Zélandais Martin Campbell en tant que réalisateur. Brosnan a plus tard décrit Campbell comme « un guerrier avide d'emporter le morceau » et qu'« il y avait un enjeu énorme sur ses épaules »[21]. Campbell sera de nouveau choisi pour relancer la série en dirigeant Casino Royale en 2006. Maurice Binder, le concepteur habituel des génériques d'ouvertures de la série, fut remplacé par Daniel Kleinman[12]. Judi dench fut choisie pour jouer M, ce qui fit de GoldenEye le premier film de la série où M fut une femme. L'idée est de Martin Campbell[12] et la décision a été largement inspirée par le parcours de Stella Rimington, chef du MI5 en 1992[22],[23]. Elizabeth Hurley et Elle Macpherson furent un moment envisagées comme James Bond girls. Paulina Porizkova et Eva Herzigova se sont vues offrir le rôle mais refusèrent. Alan Rickman fut envisagé pour le rôle d'Alec Trevelyan mais refusa car il était las de jouer des rôles de méchants. Avant Pierce Brosnan, des rumeurs envisagèrent Liam Neeson, Mel Gibson, Sam Neill, Hugh Grant et Lambert Wilson dans le rôle de Bond[12]. Après que Michael France eut écrit l'histoire originale, Jeffrey Caine a été engagé pour une réécriture[24]. Caine a conservée de nombreuses idées de France mais ajouta un prologue avant le générique. Kevin Wade peaufina le script et Bruce Feirstein apporta les retouches finales[25]. Plusieurs modifications durent être faite au script à cause la sortie du film True Lies en 1994, dont l'histoire avait de nombreuses similitudes[12]. Dans le film, le crédit de l'histoire à été partagée par Caine et Feirstein, tandis que France n'était crédité que pour l'histoire, un arrangement qu'il trouva injuste[26], car il pensait que les additions faites n'étaient pas une amélioration de sa version originale[27]. Wade n'a pas reçu un crédit officiel, mais a été reconnu dans l'appellation de Jack Wade, le personnage de la CIA qu'il a créé. Bien que l'histoire ne soit pas basée sur un travail de Ian Flemming, le titre GoldenEye trouve son origine dans le nom du domaine jamaïcain de Flemming où il écrivit les romans de Bond. Flemming a donné un certain nombre d'origines pour le nom de son domaine, incluant le Reflets dans un œil d'or de Carson McCullers[28] et l’Opération GoldenEye, un plan d'urgence de Flemming lui-même développé durant la Seconde Guerre mondiale en cas d'invasion nazi envers l'Espagne[29],[30].
La dissolution de l'Union Soviétique eut des répercussions sur la production du 17e James Bond
Depuis la sortie de Permis de tuer, le monde avait complètement changé. GoldenEye fut le premier film de James Bond à être produit depuis la chute du mur de Berlin et l'effondrement de l'Union Soviétique. La distribution doutait que James Bond serait encore à sa place dans le monde moderne, comme les films précédents le mettait en face de bandits soviétiques essayant de tirer profit de la Guerre froide[31]. Une grande partie de l'industrie estimait qu'il serait « futile » de faire un retour, et qu'il était préférable de le garder comme une « icône du passé »[32]. Cependant, une fois sorti, le film a été vu comme une revigorisation réussie et qu'il était effectivement adapté pour les années 1990[4],[33]. Un des aspects les plus modernes de GoldenEye fut le casting où une femme jouait le rôle de M, le premier film de la saga à oser ce choix. Dans le film, la nouvelle M établit rapidement son autorité, remarquant que Bond est « sexiste, misogyne et dinosaure » et « une relique de la Guerre froide ». C'est une première indication que Bond est dépeint comme non moins orageux que le Bond de Timothy Dalton de 1989[34]. RéalisationDéroulement du tournageLe tournage du film commença le 16 janvier 1995 et dura jusqu'au 6 juin 1995[35]. Les producteurs ne purent pas utiliser les Pinewood Studios, le lieu de tournage habituel des films de la série, car ceux-ci étaient déjà réservés pour le film Lancelot, le premier chevalier[12]. À la place fut choisie une ancienne usine de Rolls Royce à l'aérodrome de Leavesden, avec des hangars aménageables en studios à perte de vue, qui fut nommée Leavesden Studios et qui s'avérèrent utiles par la suite pour compléter les nombreuses scènes tournées en extérieur[36],[37]. Les producteurs dirent plus tard que les Pinewood Studios n'auraient de toute façon pas été assez vastes[20]. En janvier, les scènes de la montée de l'antenne parabolique furent tournées par une équipe réduite au Porto Rico[38], où se trouve un radiotéléescope utilisé dans le cadre du programme SETI et déjà aperçu dans le film Contact de Robert Zemeckis. En février, la poursuite de voiture du début du film fut tournée par une seconde équipe dans le sud de la France tandis que, dans le même temps, la première équipe tournait à Monte-Carlo les scènes du casino et celles de la démonstration de l'hélicoptère Tigre dans le port de Monaco sur la pont de la frégate La Fayette[37]. La marine française a permis l'entière utilisation de la frégate et de son nouvel hélicoptère, Eurocopter Tigre à la production. Le gouvernement français a également permis l'utilisation des logos de la marine pour la campagne promotionnelle du film. Cependant, les producteurs ont eu un conflit avec le ministère de la défense sur l'opposition de Brosnan aux | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||