20 juin : émeutes du pain à Casablanca (suite à une grève générale). Elles auraient fait plus d'une centaine de victimes (66 d'après les chiffres officiels, peut-être 400 ou plus[5]).
La grève générale au Maroc est déclenchée par la Confédération démocratique du travail du Maroc, organisation syndicale constituée en 1978. La grève aurait fait des centaines de victimes et des milliers de prisonniers syndiqués dont le secrétaire général de l'organisation syndicale Noubir Amaoui,et trois membres du bureau exécutif, Mrani Mohamed , Bazzaoui Lakbir,Abderrahmane Chennaf. Le ministre de l'Intérieur Driss Basri implique aussi l'U.S.F.P, Union socialiste des forces populaires ce qui entraîne l'incarcération du rédacteur en chef du journal AlmouharirMustapha Karchaoui,mohamed Karam tout dex membres du bureau politique de l'U.S.F.P. et celle du secrétaire général du syndicat des petits et moyens commerçants, Abdallah Al Moustaghfir.
10 janvier : Au Salvador, le FMLN lance son offensive finale qui se solde par un échec. Les dix années qui suivent sont rythmées par la guerre, les massacres de civils et les élections.
18 juin : Fondation de l’Organisation des États de la Caraïbe orientale (OECS) regroupant sept petites îles des anciennes Antilles britanniques autour d’un programme d’intégration, de banque centrale et de sécurité collective.
L’opposition d’extrême droite (duros) se déchaîne contre la démocratisation à travers une vague de terreur. Golbery conseille à Figueiredo la fermeté à l’égard des militaires, mais il est limogé le 6 août. Le pouvoir parvient ainsi à calmer les duros, mais ne contrôle plus vraiment la situation.
Novembre, Brésil : Pacto de Novembro. Les règles du jeu électoral sont modifiées. Le suffrage direct pour les gouverneurs est retenu mais les alliances entre partis sont interdites, de même que le panachage entre les listes, pour éviter une coalition de l’opposition. Le PP décide alors de se fondre dans le PMDB, scellant l’échec de la stratégie de Golbery établie en 1980.
29 novembre : Élections présidentielles au Honduras. Roberto Suazo Córdova, du parti libéral et Zúñiga, du parti national, s’engagent à ce que l’armée continue après les élections à contrôler les questions de sécurité nationale, qu’elle possède un droit de veto sur les nominations gouvernementales et qu’aucune enquête ne soit ouverte sur la corruption dans l’armée. De son côté, l’armée s’engage à respecter le scrutin. Roberto Suazo Córdova est élu président avec 52,3% des voix.
10-12 décembre[4] : Massacre de centaines de civils à El Mozote par les forces gouvernementales du Salvador.
Alors qu’en 1980 le régime de Augusto Pinochet avait atteint son plus haut taux de légitimité grâce à ses performances économiques, la récession oblige le gouvernement chilien à intervenir massivement dans l’économie, notamment en nationalisant les banques en faillite, ce qui est en totale contradiction avec sa philosophie libérale.
20 janvier : Investiture de Ronald Reagan. Le programme de l’Administration Reagan est simple : restauration du leadership américain, relance de l’économie, rétablissement de la grandeur du pays. La libération des otages de Téhéran le jour même de l’investiture paraît symboliser le début de cette « Renaissance ». Le gouvernement annonce un plan en quatre volets : dérégulation, politique monétaire sévère contre l’inflation, restriction budgétaire (à l’exception des dépenses militaires), réduction sans précèdent de la fiscalité pour impulser la relance par l’investissement.
Printemps-été : Manifestations à Boston contre les restrictions budgétaires.
5 juin 1981: le cdc (center for disease control) d'atlanta publie 5 cas graves d'une pathologie rare chez l'adulte: la pneumonie à pneumocystiis carinii.C'est le début de l'épidémie de sida
Août : Licenciement des « aiguilleurs du ciel » coupables d’avoir déclenché une grève interdite par la loi.
2 octobre : Plan de modernisation des armements stratégiques américains. Les États-Unis adoptent une posture offensive face à l’Union soviétique : rétablissement de la supériorité navale, forces de déploiement rapide. Reagan fait passer les dépenses militaires de 281 à 409 milliards de dollars (constant de 1992) entre 1980 et 1987 ; leur part dans le budget américain croit de 4,8% à 6,5% entre 1979 et 1986 (le pourcentage atteint est inférieur à celui des années 1951-1972).
Les États-Unis renouent avec le libéralisme économique. Déréglementation des prix du pétrole. Hausse record des taux d’intérêts. Réforme fiscale (automne). Sous Reagan, le taux marginal le plus élevé de l’impôt fédéral sur le revenu des ménages, qui atteignait 90 % à l’époque de Kennedy, tombe à 31 %.
Négociation de quotas d’importation de véhicules japonais aux États–Unis (1981 et 1983).
Asie
17 janvier : La loi martiale est levée dans la quasi-totalité des Philippines, sauf dans le Sud.
27 décembre : Fondation à Beijing (Pékin) (Chine) de l' « Amicale nationale des compatriotes de Taïwan », organisation populaire patriotique des Taïwanais de diverses ethnies vivant sur le continent.
Avril, Guerre du Liban : Reprise des combats entre l’armée syrienne et les FL de Bachir Gemayel. Zahleh est assiégée tandis que les affrontements reprennent à Beyrouth. Fin avril, les Syriens s’emparent des hauteurs surplombant la Bekaa et le réduit chrétien. Israël décide d’intervenir pour aider les chrétiens.
28 avril : Deux appareils syriens sont abattus par l’aviation israélienne, en violation de la ligne rouge. En réponse, la Syrie installe des batteries de missiles anti-aériens dans la Bekaa.
7 juin : Opération Opéra. L'aviation israélienne envoie plusieurs avions F-15 et F-16 bombarder et détruire le réacteur nucléaire irakien Osirak en cours de construction avancée avec l'aide de la France.
Juin : L’affrontement reprend au Liban Sud contre les Palestiniens.
17 juillet[7] : Israël bombarde Beyrouth Ouest pour frapper les quartiers généraux palestiniens. En réponse, les Palestiniens multiplient les bombardements sur la Galilée.
7 août : Plan Fahd[9] de paix pour le Moyen-Orient fondé sur les résolutions du l’ONU : retrait d’Israël de tous les territoires occupés en 1967 y compris Jérusalem-Est, démantèlement des colonies des territoires occupés, liberté de culte dans les Lieux Saints, droit des Palestiniens au retour, Cisjordanie et Gaza sous tutelle onusienne, État palestinien indépendant avec Jérusalem pour capitale, droit de tous les États de la région à vivre en paix. Il est rejeté par Sadate mais les Occidentaux se montrent intéressés. L’OLP reste divisée. Yasser Arafat et le Fatah y sont favorables mais pas les membres de l’Ancien front du refus. La Syrie s’y oppose et Hafez el-Assad refuse de participer au sommet arabe de Fès.
3 septembre, Égypte : suite aux affrontements de juin, Sadate ordonne une vaste opération de police et d’arrestations. 3000 opposants de tout bord sont emprisonnés. Le patriarche copte est placé en résidence surveillée dans un monastère. L’organisation islamiste qotbiste ; al-Jihad, décide de préparer un attentat contre le chef de l’État, suivi d’un soulèvement populaire.
Septembre, Guerre Iran-Irak : L’Iran lance une série d’offensive pour libérer son territoire. Au pris de pertes considérables, il parvient à reprendre les positions occupées par l’ennemi.
6 octobre : Assassinat du président Anouar el-Sadate par les Frères musulmans lors du défilé commémoratif de la guerre d’octobre, devant les caméras de télévision. Un mouvement de révolte, lancé en Haute Égypte, échoue. Hosni Moubarak le remplace comme président de l'Égypte.Un plébiscite confirmera ce choix. Moubarak se présente comme le continuateur de Sadate, mais décide de libérer les opposants et restaure le pluralisme, bien que les organisations islamistes n’aient pas le droit de se présenter aux élections.
Italie : Le déficit du commerce extérieur au premier semestre s’aggrave de 40% par rapport au premier semestre 1980 et atteint 10 600 milliards de lires. Dévaluation de la lire en mars (6%) et en octobre (3%).
24 avril : Levée de l'embargo US sur les céréales à destination de l'URSS.
5 mai, Irlande du Nord : Bobby Sands, militant irlandais, meurt d'une grève de la faim en prison avec dix autres prisonniers républicains. Emeutes dans plusieurs grandes villes.
18 octobre : Wojciech Jaruzelski succède à Stanislas Kania à la tête du PC polonais (POUP). Il fait face à une situation économique difficile marquée par des grèves, des coupures d’électricité et des pénuries alimentaires.
13 décembre : Instauration de l'état de siège en Pologne par Wojciech Jaruzelski, peut être pour éviter l’intervention soviétique directe (fin en 1983). Solidarność est dissout, Lech Walesa et plus de 6 000 militants du syndicat sont arrêtés et emprisonnés. Toute opposition est réprimée. Le parti limoge les communistes réformistes.