30 mars:[1] Fondation à Paris du Comité de Défense de la Race Nègre par Lamine Senghor et lancement de La Voix des Nègres (1er numéro le 15 janvier 1927).
25 septembre : Signature à Genève de la Convention de Saint-Germain-en-Laye dans le but de lutter contre les différentes formes d’asservissement, y compris le travail forcé.[2] La SDN mettra en place en 1932 une commission chargée d’appliquer cette convention.
En Union Sud Africaine, une série de lois aboutit au Color Bar Act (Mines and Works Amendment Act) qui autorise la promulgation de règlements différenciant les catégories de travailleurs salariés en fonction de leur race et de leur couleur.
1er juillet : Début de l'expédition du Nord, campagne militaire menée par Tchang Kaï-chek, un général chinois, dont l’objectif est l’unification du pays et la mise au pas des clans militaires. Des communistes participent aux opérations (fin en 1928).
12 novembre:[6] Début de la révolte communiste aux Indes néerlandaises (fin 1926, début 1927). Elle commence à Banten et à Batavia, où les insurgés s’emparent pendant quelques heures du central téléphonique, puis gagne la côte occidentale de Sumatra. La répression arrête 13 000 personnes dont 4 700 sont condamnés, des milliers d’autres sont transférées sans jugement dans les camps d’internement de Digoul en Nouvelle-Guinée. Le Parti communiste indonésien, affaibli par des luttes internes, est interdit.
25 décembre : Début du règne de Shōwa (Hirohito), empereur du Japon (fin en 1989), c'est le début de l'ère Shōwa. La fin de « l’époque libérale » s’amorce et la réaction de droite va s’accentuer régulièrement jusqu’à la guerre.
Avril-mai : Les troupes rebelles Druzes entrent dans Damas. Le haut-commissaire Maurice Sarrail fait bombarder la ville par l’aviation française, entraînant des pertes humaines et matérielles considérables (9 mai). Il parvient à reprendre le contrôle de la vieille ville mais pas à pacifier la Ghouta. Rendu responsable de la révolte, Sarrail est rappelé au profit du sénateur radical Henry de Jouvenel.
28 avril : Un nouveau gouvernement syrien est formé par Henry de Jouvenel avec pour programme la constitution d’un traité franco-syrien et la mise en place d’une constitution. Les nationalistes refusent à nouveau les propositions françaises. Jouvenel promet des élections dans les régions syriennes non révoltées. Il désigne Tajj ad-Din al-Hassani comme chef du gouvernement de l’État de Syrie. Il est favorable à la reconstitution de la Syrie unitaire, mais devant l’opposition des nationalistes, il rétablit un régime d’administration directe à Damas tandis que l’armée reprend peu à peu le contrôle du pays.
Mai, Égypte : Les libéraux-constitutionnels font alliance avec le Wafd et remportent ensemble les élections législatives. Saad Zaghlul, sous la pression britannique, doit se contenter de la présidence de la Chambre tandis que les libéraux dirigent un gouvernement composé majoritairement de wafdistes.
L’université al-Azhar convoque un congrès islamique au Caire qui renonce à choisir un nouveau calife devant la multiplication des candidatures, mais donne une définition de la nature et de la fonction de cette magistrature. Il affirme que le califat est conforme à la loi islamique et donc réalisable.
23 mai : Promulgation de la Constitution libanaise.[8]
7 juin : Pour rassurer le monde musulman inquiet de son wahhabisme, Ibn Sa'ud organise à La Mecque un Congrès du monde musulman. Sans décisions concrètes ou durables, ce congrès a surtout pour objectif la reconnaissance du wahhabisme par les sunnites.
Le wahhabite Ibn Sa’ud décide d’interdire tous les signes d’idolâtrie dans les lieux saints de l’Islam. Il s’en prend notamment aux mausolées des saints musulmans faisant l’objet d’un culte populaire en Égypte.
Août : Le haut-commissaire en Syrie Jouvenel est rappelé et remplacé par le diplomate Henri Ponsot, disposé à donner à la Syrie un statut organique (fin en 1933). Il amnistie une partie des nationalistes arrêtés, qui se regroupent dans le futur Bloc national et adoptent un programme plus modéré.
3 mai : Reprise de l’agitation ouvrière au Royaume-Uni. La grève générale déclenchée contre la politique du gouvernement conservateur de Stanley Baldwin est suivie par 3 millions de travailleurs.
12 mai Échec de la grève générale au Royaume-Uni. Reflux de la vague syndicale. Le TUC perd un million d’adhérents entre 1926 et 1933 (de 5,5 à 4,4 millions).
12-14 mai : Coup d’État militaire en Pologne du maréchal Józef Piłsudski qui fait élire Ignacy Mościcki président de la République et exerce, en tant que ministre de la Guerre, une véritable dictature paternaliste jusqu’à sa mort en 1935.
17 septembre : Rencontre entre Aristide Briand et Gustav Stresemann à Thoiry, près de Genève, qui scelle le début de la réconciliation franco-allemande. Les conversations de Thoiry, connues à la suite d’indiscrétions, provoquent en France une vague d’indignation. Poincaré doit déclarer, fin septembre, que le gouvernement ne sacrifiera pas les droits donnés à la France par les traités.
30 septembre : Création de l'Entente Internationale de l'Acier (EIA)[10], à l'initiative d'Emile Mayerisch, industriel luxembourgeois, directeur de l'ARBED (Aciéries Réunies de Burbach-Eich-Dudelange). Ce cartel réunit la France, l'Allemagne, la Belgique, le Luxembourg et la Sarre; Son objet principal est de fixer des quotas de productions pour chaque membre, si ceux-ci sont dépassés des amendes sont prévues, en revanche si ils ne sont pas atteints ce sont des primes qui sont versées. Ce premier cartel européen des producteurs d'acier préfigure la future CECA, mais la crise de 1929 et le repli des économies européennes sur elles-même finira par enterrer cette initiative.
16 octobre : L’Opposition unifiée, constituée par Trotski et ses anciens adversaires Zinoviev et Kamenev pour endiguer l’ascension de Staline doit se soumettre à la discipline du parti.
19 octobre : Clôture de la conférence impériale au Royaume-Uni: les dominions sont désormais définis comme des communautés autonomes au sein de l’Empire britannique. C’est le début du Commonwealth.
17 décembre : Coup d’État de l’armée et les nationalistes lituaniens dirigés par le conservateur Antanas Smetona. Tous les libéraux et les députés de gauche sont expulsés du Seimas. L’assemblée désigne Smetona comme président de la République et Augustinas Voldemaras comme Premier ministre.
3 avril : Une loi interdit le recours à la grève et au lock-out ; les organisations des travailleurs et des employeurs deviennent des organes indirects de la fonction publique.
18 août : La lire ayant subi une chute très importante sur les marchés internationaux, Mussolini, lors d’un discours à Pesaro, annonce son intention d’en défendre la valeur. Il s’ensuit un politique déflationniste qui se termine par la fixation d’une nouvelle parité avec la Livre sterling (« cote 90 ») et le Dollar US (4 décembre).
9 novembre : Tous les députés de l’opposition sont déchus de leur mandat.
Novembre : Le ministre de la justice Alfredo Rocco fait voter les « lois fascistissimes » (les journaux antifascistes sont supprimés, le délit d’opinion institué par la loi). Leur application est confiée à l’OVRA (Organisation volontaire pour la répression de l’antifascisme) et à un tribunal spécial de défense de l’État. De nombreux chefs de l’opposition seront déportés aux îles Lipari ou à Ponza. Turati, Nenni, Togliatti partent en exil.
Décembre : Loi Rocco qui confère à Mussolini le pouvoir exclusif de l’initiative des lois et la possibilité de légiférer par décrets-lois.
Gonflement des adhésions du PNF, qui délaye les convictions. Scandales déconsidérant le parti. Giurati est chargé de l’épurer et le nombre d’adhérent passe d’un million à 660 000.
Les difficultés rencontrées par la politique économique libérale (hausse des prix, coût des importations de blé les mauvaises années), incitent Mussolini à inaugurer une phase dirigiste. Il engage avec Giuseppe Volpi une politique de déflation rigoureuse. Des mesures autoritaires visent à réduire la consommation. Les industries doivent se fournir prioritairement en minerais nationaux, les importations de grains sont contingentées, etc. La monnaie connaît un redressement spectaculaire (lire à parité avec le franc), les importations diminuent, mais aussi les exportations et la production. Le chômage reprend. De grandes « batailles » économiques débutent : la « bataille du blé », inaugurée en 1925 permet d’augmenter la production de 50% et d’atteindre l’autosuffisance.
16 décembre : Création de la Police d’information.
Accroissement du déficit budgétaire et de la dette extérieure. Pour éviter la banqueroute, Sinel de Cordes envisage un emprunt à la SDN, qui exige un sévère contrôle international.
Deux Portugais sur trois sont encore analphabètes.
Le Portugal compte 300 salles de projections de cinéma.
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